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Giorgino: l'histoire (8)

Il y arrivera la nuit tombée à l'asile. Il demande à voir le professeur Beaumont, qui l'avait bien aidé la dernière fois qu'il était venu. Une infirmière le fait patienter devant la salle des baignoires du quartier des femmes. Là elle remarque la trace noire laissée par la corde des enfants autour du cou de Giorgino. Elle prend aussitôt cette trace pour la marque de reconnaissance des aliénés. Elle fait mine de partir pour aller avertir le professeur. Giorgino entend alors Catherine crier, à l'intérieur de la pièce. Il entre et la voit enfermée dans une baignoire, inondée d'au froide. Un homme la surveille et explique à Giorgino qu'elle fait sa punition, pour avoir tenter de se pendre. Il lui ordonne alors de la faire sortir de la baignoire et lui dit qu'il la prend sous sa responsabilité. Après plusieurs réticences, l'infirmier la fait sortir, juste avant l'arrivée du professeur Beaumont accompagné de l'infirmière qui avait accueilli Giorgino et de Maurice, un aide soignant haut et puissant comme une armoire à glace. Le professeur Beaumont, qui se sent trahi par Giorgino, lui dit qu'il doit le faire interner, parce qu'il est malade. Giorgino sort alors son arme et tire sans ménagement dans le genoux du professeur, qui s'écroule en hurlant de douleur. Il menace de le tuer si les infirmiers n'arrêtent pas tout de suite l'eau et ne font pas immédiatement sortir Catherine de la baignoire. Lorsqu'il la soutient sous son bras, Giorgino ordonne à tout le monde d'entrer dans les baignoires, et charge l'infirmier de boucler les couvercles. Une fois cela fait, Giorgino ouvre l'eau au dessus des baignoires et part avec Catherine dans les bras.

C'est alors une scène d'un grand romantisme qui nous est offert. Giorgino part avec Catherine dans la calèche au milieu de la nuit pour rejoindre l'orphelinat. Elle demandera "-On rentre à la maison ?" Giorgino, lui, dira "-Oui, nous nous cacherons, personne ne nous fera plus jamais de mal, nous serons heureux Catherine, et nous ne mourrons jamais." Ils arrivent tout deux à l'orphelinat qui se trouve être complètement détruit par les femmes du village. Le salon est dévasté, le cheval des Degrâce a été tué et seule Marie est restée. Elle aussi semble avoir été battue par les femmes du village. Elle explique à Giorgino que le maire de Mortemont leur a proposé d'aller travailler à l'usine. Il ne restera personne à Chanteloup. Pendant ce temps, Catherine est montée dans sa chambre, au premier étage. Marie se lève, le regard fixe, s'avance lentement de Giorgino et le supplie de partir, loin. En train de sombrer elle aussi dans sa propre perversité, Marie se met à embrasser Gorgino lentement. Jusqu'au moment où il entend un bruit sourd venant de l'étage. Il a alors compris ce qui venait de se passer. Il jette Marie et court dans les escaliers pour trouver Catherine. Marie, elle, dit : "-Vous savez bien qu'il n'y a jamais eu de loups ici. C'est elle ! C'est elle qui les a tués !". Giorgino entre dans la chambre de Catherine et la trouve pendue à une poutre. Tandis qu'il tente de la réanimer, Marie sort, et sombre en entier dans sa folie. Elle court pied nus dans la neige, sous la pluie, entre le cheval mort étendu par terre et les décombres de l'orphelinat brisé par les femmes. Giorgino, après beaucoup d'efforts, parviendra à ramener Catherine à la vie.
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# Posté le mardi 23 juin 2009 09:03

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