Le lendemain, c'est l'enterrement de Mme Degrâce. La dépouille est attelée à son cheval. Marie vient le prévenir que le docteur Degrâce ne viendra pas à l'enterrement de sa femme. Les femmes du village l'accueilleraient difficilement. Il ne doit signaler sa présence à personne. Sébastien lui fera quand même des signes enfantins derrière la vitre lors des recueillements. Il ira même jusqu'à faire souffler Giorgio dans une langue-de-belle-mère pendant la minute de silence ! Le cortège arrive lentement devant l'église où sont rassemblées toutes le femmes du village. C'est alors que le cheval qui porte le cercueil se cabre. Héloïse, la plus vieille dit alors que si le seigneur n' en veut pas, c'est signe qu'elle n'est pas morte en bonne chrétienne. Accompagnée de la haineuse Jeannine, elle forcera la faible Josette à révéler ce qu'elle a vu sous le tissu que la défunte avait autour du cou. "-Elle s'est pendue la Degrâce. Hein docteur ?" Catherine, furieuse, s'approche alors des femmes du village (qui disent "attention, voilà la folle") et demande à Héloïse de lui répéter ce qu'elle vient de dire. "-Elle s'est pendue, et c'est à cause de toi". Catherine n'hésite alors pas à lui faire voler par un soufflet la pipe qu'elle tenait entre ses dents. La bouche pleine de sang, elle réplique : " -T'es qu'une pourriture! C'est toi qui les a noyés les gosses. Et c'est ton père qui a payé à ta place. T'es qu'une pauvre folle !". Catherine lui envoie alors un grand coup de pied dans la jambe. Héloïse s'écroule, rattrapée par ses amies dont Jeannine et Harmelle. Catherine se dirige alors vers l'église, et lance aux femmes : "-Alors ? Vous voulez m'empêcher d'enterrer ma mère ?..." Elle entre alors à l'intérieur, suivie par une femme du village. Héloïse, à terre, fait remarquer que Catherine lui a éclaté une varice. La femme ressort de l'église et crie : "-Elle a soufflé les cierges ! Tous les cierges ! ". En effet, il ne reste qu'une flamme parmi les bougies qui étaient sensées sauvegarder les hommes du village au combat. Les femmes du villages entrent alors toutes dans l'église et s'acharnent sur la pauvre Catherine que Giorgio retrouvera quelques minutes plus tard en sang. Une mêche de cheveux aura même été arrachée par la cruelle Jeannine. L'abbé, en colère contre les femmes, leur crie de remercier Dieu que leurs maris et leurs enfants n'aient pas été là pour voir ça. Avec tout ce remue-ménage, la tête en plâtre du Christ est alors tombée...
Giorgio restera seul à l'enterrement de Mme Degrâce après que Marie ait raccompagné Catherine à l'orphelinat. L'abbé Glaise lui conseillera de partir vivement, lui disant qu'il n'a plus rien à faire ici. Il lui dira aussi d'emmener Catherine à Sainte-Lucie. Selon lui, si elle reste les femmes vont la tuer. Il repartira à pied, dans les chemins enneigés, croisant une vision à mi-chemin entre la réalité et l'onirisme : Une très vielle dame vêtue de noir conduit une calèche dans la neige poudreuse. A l'arrière de cette calèche, se trouve l'enfant handicapé que Giorgio avait croisé en allant à Sainte-Lucie. Ils se regardent longuement tandis que la calèche part. Cette seconde apparition de l'enfant "Petit Georges" coïncide avec l'apparition de la très vieille dame au fouet sur la calèche qui symbolise ici la mort. On est ici à l'exacte moitié du film. Il s'était ouvert sur la mort du père d'un enfant et se fermera probablement sur la mort du héros lui même. A ce milieu, la mort ne fait que passer, sans frapper, portant derrière elle cette troublante vision de l'enfance défigurée. De retour à l'orphelinat et assez mal en point, Giorgio se laissera porté par le docteur Degrâce qui lui fera une piqûre et lui racontera en détail sa version de l'histoire quand à la disparition des enfants. Pour lui les loups existent. Même s'il ne dit pas les avoir vus, il croit sa fille dont la légère folie la rapproche un peu de lui. Il est d'un avis contraire à l'abbé Glaise, qui admet la culpabilité de Catherine tout en lui pardonnant. C'est ici que le docteur Degrâce dit : "-Tu sais Giorgino, les hommes sont des enfants" croyant que Giorgio avait une mère qui l'appelait comme ça. Sébastien emmènera son collègue jusqu'à la chambre où il avait disposé les cadavres... celle de Catherine. Ils la retrouvent endormie. Marie viendra chercher le docteur Degrâce pour le coucher tandis que Giorgio restera là, regarder Catherine dormir. Un bruit de quelque chose de tombé dans l'eau le réveillera toutefois au milieu de la nuit. Il trouve, dans une baignoire, la tête en plâtre du Christ de l'église... Il tentera dès le lendemain matin de replacer la tête sur l'autel ni-vu ni-connu. Mais Raoul, un enfant du village est là qui a tout vu. Giorgio l'aperçoit derrière un pilier, ne sachant pas s'il a a faire à un vrai petit garçon ou au petit Georges, qui hante ses journées dans la région. L'enfant et ses copains l'entraîneront dans le cimetière à côté, où ils regardent les loups au loin depuis un bon moment. Giorgio ne les voit pas. Il ne peut pas les croire. Ce ne sont que des jeux d'enfants... Malgré l'empreinte de patte qui reste sur une tombe des orphelins. A l'arrivée de l'abbé, les enfants fuient en courant. Giorgio en profite pour lui parler de son souhait de partir avec Catherine, pour l'épouser. L'abbé est surpris, demande à réfléchir à cause du deuil avant d'être interrompu par les cloches de la ville, en contre bas. Une femme court sur la route, un sein à l'air, annonçant à tue-tête la signature récente de l'armistice : "-La guerre est finie depuis hier... C'est fini !..."
Giorgio restera seul à l'enterrement de Mme Degrâce après que Marie ait raccompagné Catherine à l'orphelinat. L'abbé Glaise lui conseillera de partir vivement, lui disant qu'il n'a plus rien à faire ici. Il lui dira aussi d'emmener Catherine à Sainte-Lucie. Selon lui, si elle reste les femmes vont la tuer. Il repartira à pied, dans les chemins enneigés, croisant une vision à mi-chemin entre la réalité et l'onirisme : Une très vielle dame vêtue de noir conduit une calèche dans la neige poudreuse. A l'arrière de cette calèche, se trouve l'enfant handicapé que Giorgio avait croisé en allant à Sainte-Lucie. Ils se regardent longuement tandis que la calèche part. Cette seconde apparition de l'enfant "Petit Georges" coïncide avec l'apparition de la très vieille dame au fouet sur la calèche qui symbolise ici la mort. On est ici à l'exacte moitié du film. Il s'était ouvert sur la mort du père d'un enfant et se fermera probablement sur la mort du héros lui même. A ce milieu, la mort ne fait que passer, sans frapper, portant derrière elle cette troublante vision de l'enfance défigurée. De retour à l'orphelinat et assez mal en point, Giorgio se laissera porté par le docteur Degrâce qui lui fera une piqûre et lui racontera en détail sa version de l'histoire quand à la disparition des enfants. Pour lui les loups existent. Même s'il ne dit pas les avoir vus, il croit sa fille dont la légère folie la rapproche un peu de lui. Il est d'un avis contraire à l'abbé Glaise, qui admet la culpabilité de Catherine tout en lui pardonnant. C'est ici que le docteur Degrâce dit : "-Tu sais Giorgino, les hommes sont des enfants" croyant que Giorgio avait une mère qui l'appelait comme ça. Sébastien emmènera son collègue jusqu'à la chambre où il avait disposé les cadavres... celle de Catherine. Ils la retrouvent endormie. Marie viendra chercher le docteur Degrâce pour le coucher tandis que Giorgio restera là, regarder Catherine dormir. Un bruit de quelque chose de tombé dans l'eau le réveillera toutefois au milieu de la nuit. Il trouve, dans une baignoire, la tête en plâtre du Christ de l'église... Il tentera dès le lendemain matin de replacer la tête sur l'autel ni-vu ni-connu. Mais Raoul, un enfant du village est là qui a tout vu. Giorgio l'aperçoit derrière un pilier, ne sachant pas s'il a a faire à un vrai petit garçon ou au petit Georges, qui hante ses journées dans la région. L'enfant et ses copains l'entraîneront dans le cimetière à côté, où ils regardent les loups au loin depuis un bon moment. Giorgio ne les voit pas. Il ne peut pas les croire. Ce ne sont que des jeux d'enfants... Malgré l'empreinte de patte qui reste sur une tombe des orphelins. A l'arrivée de l'abbé, les enfants fuient en courant. Giorgio en profite pour lui parler de son souhait de partir avec Catherine, pour l'épouser. L'abbé est surpris, demande à réfléchir à cause du deuil avant d'être interrompu par les cloches de la ville, en contre bas. Une femme court sur la route, un sein à l'air, annonçant à tue-tête la signature récente de l'armistice : "-La guerre est finie depuis hier... C'est fini !..."